Archives de catégorie : Transition

Tout ce qui concerne globalement le mouvement de la Transition.

SET – Convergence vélo 2022 !

Depuis maintenant 14 ans, ils sont plusieurs milliers de cyclistes à partager ensemble le bonheur de rouler à vélo lors d’une journée pas tout à fait sans voiture, mais remplie de bicyclettes.

C’est avec plaisir que j’ai accompagné les cyclistes de Sucy jusqu’à Saint Maur /Créteil. J’ai mené à bout ma mission grâce à l’expérience de Fred et Eliane pour leur pratique du vélo.

Nos cyclistes ont été ensuite encadrés par des bénévoles tout au long du trajet jusqu’au point de convergence de l’ensemble des cortèges, place de la Bastille. Le cortège est reparti à 12h30 vers le bassin de la Villette, où ils ont pu profiter du Parc de la Villette pour pique-niquer !                                          

                                                     Sandrine Bernard

SET – La fête des plantes

Dimanche 15 mai 2022

C’est grâce à l’enthousiasme de Claudine, les envies de fédérer de Joy et d’animer de Sylvia, les connaissances phytothérapeutiques de Nathalie, la passion des plantes de Joël et l’élan de participation de Nicole que nous avons pu répondre spontanément présent à la demande de la mairie et co-construire un stand à la fois attractif, ludique et instructif pour tous les âges.

L’organisation bien pensée, l’emplacement parfait, le temps clément, les visiteurs détendus et curieux ont contribué à la réussite de cet événement et ont permis de partager un moment agréable et convivial.

Jocelyne Anglade

SET – La sobriété, une écologie en acte

“Face au « toujours plus » qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité.”P. Rabhi, 2010“La sobriété est fondamentale à court terme pour ouvrir le champ des possibles.”Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), 2018

La sobriété, qu’est-ce que c’est, pourquoi ?

Energies, matières premières, ressources en eau, biodiversité…

Dans le contexte de crise sociétale et environnementale que nous connaissons aujourd’hui, généré à la fois par une surabondance de biens et par une répartition profondément inégale de ces biens, la sobriété est devenue un objectif incontournable de l’action collective et des comportements individuels. Elle doit désormais s’imposer, à l’égal des trois valeurs figurant au fronton de la République, comme une valeur répondant à l’intérêt général, à un devoir moral et à un engagement citoyen.

D’une valeur plutôt militante et marginale, elle s’est imposée, peu à peu, dans les discours officiels et les textes de loi, mais elle garde, pour beaucoup, une connotation négative, synonyme de restriction, d’austérité, de décroissance… et elle est souvent confondue, voire mise en concurrence avec les notions d’« efficacité », de « performance », alors que celles-ci renvoient à des capacités techniques de faire plus ou autant avec moins, et non à un comportement ou à des actions humaines permettant de faire mieux avec moins.

De Diogène le Cynique ou des stoïciens jusqu’à Pierre Rabhi, en passant par Saint François d’Assise et Henry David Thoreau, la sobriété, dans ses multiples avatars, a une longue histoire et correspond à une aspiration ancienne, qui a toujours plus ou moins associé les trois dimensions d’une vision critique du monde, d’une forme de spiritualité intérieure et d’une quête de justice sociale.

Autrement dit, loin d’être un vecteur d’appauvrissement, la sobriété se doit d’être source de valeur et de partage. Et loin de se traduire par un repli sur soi et un retrait du monde, elle ne peut trouver sa juste expression que dans l’action, tant individuelle que collective.

Elle n’est pas non plus réductible à un domaine ou à une finalité en particulier (l’énergie par exemple), mais doit se décliner dans tous les domaines où s’expriment des besoins et l’utilisation de ressources : la sobriété écologique est par essence globale et systémique.

Enfin, si l’objectif de sobriété ne pourra pas être atteint sans régulation et sans gouvernance suffisamment forte, il ne sera pas non plus pleinement réalisable sans conviction ni désir : une sobriété choisie et citoyenne est à privilégier sur une sobriété subie et sous contraintes, dont la précarité représente la forme la plus aboutie et, malheureusement, encore majoritaire de par le monde. Ce travail de convaincre et de rendre désirable, à inscrire nécessairement dans la durée, n’occulte en rien l’urgence d’agir, à tous les niveaux de responsabilité et à commencer par ceux qui détiennent les leviers les plus décisifs pour créer les conditions d’une nouvelle donne.

Concrètement, quels objectifs, quelles actions ?

Le graphique reproduit ci-dessous illustre l’effort de réduction de son empreinte carbone à réaliser par chaque Français pour contribuer à atteindre l’objectif de neutralité carbone à 2050 fixé par les Accords de Paris issus de la COP 21 et retranscrit dans notre législation. Cet effort, qui consiste à passer de 10,8 à 2 tonnes de CO2 par an et par individu, nécessite selon le scénario proposé d’actionner trois leviers : un changement radical dans les gestes individuels (-25%), un changement dans les décisions d’investissement des ménages (-20%), un changement systémique de la part de l’État et des entreprises (-35%).

Ce scénario n’est qu’un exemple parmi une multiplicité d’autres proposés par des acteurs très différents mais qui, tous, reposent sur des constats et des principes assez convergents, notamment d’une approche systémique à privilégier (pas de réduction de l’empreinte carbone sans réduction de l’empreinte écologique au sens large), d’une complémentarité inévitable des engagements (individuels et collectifs) et des leviers (plus de sobriété, plus d’efficacité, contraintes et incitations…).

La démarche de l’association Négawatt, créée en 2001 et doublée depuis par un institut et une entreprise de l’économie sociale et solidaire dans le domaine de la rénovation énergétique des bâtiments, s’inscrit pleinement dans ces principes. Elle nous a été présentée par l’un de ses représentants, Stéphane Signoret, lors de la soirée-débat du 8 février dernier. Voici le diaporama complet.

Et ce n’est là qu’un début : en complément des actions déjà entreprises en faveur de plus de sobriété dans nos différents ateliers, d’autres sont peut-être encore à envisager, pour mieux diffuser les savoir-faire, les savoir-être en la matière, et le réflexe, les bonnes pratiques d’auto-évaluation ?… … Á suivre !

Noël Jouteur 12 Février 2022

SET – La Transition par le chant

La conférence menée par Sylvie Baudement Mardi 18 Janvier 2022 à 20h30 à la fois en présentiel dans une salle de la Maison des associations de Sucy en Brie, et parallèlement en distanciel,  a réuni une quinzaine de personnes.

Cette rencontre a permis de découvrir pour la plupart des participants, ou redécouvrir pour certains, cet outil merveilleux qu’est la voix. Son rôle dans notre vie de tous les jours, l’importance qu’elle représente dans nombre d’événements de notre vie, quand il s’agit de parler en public et d’affronter les émotions qui peuvent assaillir tout un chacun en pareille circonstance.
La voix est unique, innée et personnelle, un peu comme le sont les empreintes digitales, elle véhicule notre personnalité  profonde bien plus que la simple image qu’une photographie est à même de transmettre.

Sylvie rappelle :

Toute une série d’études confirment que nous jaugeons continuellement les autres à partir de leur voix. La prosodie de celle-ci entrerait en jeu : en 2021, l’équipe de Jean-Julien Aucouturier, au CNRS, a ainsi montré qu’un locuteur tend à être perçu comme peu fiable (c’est-à-dire peu sûr de lui ou malhonnête) s’il prononce les mots avec une intonation montante, un débit lent et variable, et une hauteur qui fluctue. 

À l’inverse, on est jugé plus crédible quand on parle vite – dans la limite du raisonnable, bien sûr –, selon des travaux américains datant des années 1970.La hauteur vocale constitue également un paramètre clé. 
Les gens ayant une voix plus aiguë seraient ainsi perçus comme plus nerveux, moins amicaux et plus instables émotionnellement.
Les sons graves seraient, quant à eux, associés à la dominance : en 2018, Mila Mileva et ses collègues de l’université d’York ont même montré que nous nous fions davantage à la voix d’une personne qu’à son visage pour évaluer cet aspect de son caractère.
Des conséquences concrètes dans la vie quotidienne

De tels jugements n’ont rien d’anodin, car ils se traduisent par des conséquences bien concrètes dans la vie quotidienne. En matière amoureuse, d’abord : de nombreux travaux ont montré que les hommes à la voix grave séduisent davantage – pour les femmes, les résultats sont plus partagés, certaines études observant que les voix aiguës ont davantage de succès (peut-être car les hommes les interprètent inconsciemment comme un signe de fertilité, la hauteur vocale s’élevant lors de la période d’ovulation), d’autres ne trouvant aucune influence de ce paramètre vocal.
Mais la voix a un impact très clair dans la vie professionnelle. En 2013, le psychologue américain William Mayew et ses collègues ont découvert que les cadres dirigeants à la voix grave se trouvent à la tête d’entreprises plus imposantes et ont un meilleur salaire que leurs homologues à la voix plus fluette.

En cela on peut parler de transition dans la mesure ou la prise de conscience de l’influence de notre voix sur l’auditoire peut nous aider à mieux maîtriser notre communication verbale, être plus empathique et bienveillant, à l’écoute de l’autre et ressentir ses émotions pour mieux le comprendre sans jugement.

Là encore Sylvie nous éclaire :

De plus, la voix laisse passer les émotions, sans qu’il soit possible de les maîtriser longtemps. 
Les raisons en sont d’abord physiologiques. « Son inflexion suit l’humeur, les neurotransmetteurs intervenant directement sur le larynx. En cas de grande émotion, celui-ci se resserre, limitant le passage du souffle. 

C’est ainsi par exemple que nous aurons “la voix brisée par le chagrin” (tristesse). »/ que nous « restons sans voix (étonnement)» / que nous pourrons avoir une voix blanche (peur).

Il est impossible de contrôler pleinement ce processus physiologique. 

Plusieurs neurotransmetteurs sont essentiels à l’impact de l’émotion sur des régions profondes du cerveau telles que l’aire péri-acqueducale grise qui modifie et agit directement sur le larynx par l’intermédiaire du nerf vague, explique Didier Grosjean, du Centre interfacultaire en sciences affectives à l’université de Genève. En cas de grande émotion, il se contracte, donnant la sensation de « gorge serrée », le souffle passant alors difficilement et la voix se brisant ». De plus, deux bandes musculaires situées au-dessus des cordes vocales (baptisées « fausses cordes vocales ») se contractant en cas d’anxiété et la voix sort plus difficilement

Le chant cet outil fantastique à la portée de tous

C’est avant tout un moyen de se faire plaisir et de communiquer ses émotions, des millions de chorales et choeurs divers dans le monde, plus de 3 millions de choristes en France, et que dire des japonais chez qui  le chant et le karaoké servent d’exutoire à une population où la culture freine l’émancipation de ses émotions, invite à la retenue plutôt à qu’à l’exhibition de ses sentiments.

Chanter ça fait du bien! Chanter en groupe c’est encore mieux,  l’harmonie des voix  procurant  des sensations extraordinaires à ceux qui se laissent attraper par ce qu’ils ressentent.

Et que dire de l’influence du chant sur la santé physique et morale :

Des études ont montré qu’après une heure de chant, le taux de cortisol, l’hormone du stress chute. Chanter est donc un excellent antistress.C’est aussi un antidote à l’anxiété et à la dépression. 

Quand on chante, on produit des endorphines, des hormones du bien-être qui agissent comme des antidépresseurs naturels.On a moins d’émotions négatives et on est de meilleure humeur.

Cela nous permet de brûler environ 150 à 200 calories par heure, soit presque autant qu’une heure de marche modérée.Il faut dire que chanter engage tout le corps. Cela mobilise environ 300 muscles : le diaphragme bien sûr, qui permet de dilater les poumons, les muscles du visage, en particulier les fameux zygomatiques, mais aussi les muscles de la posture : les abdos, les muscles du thorax, et du dos

Une véritable découverte de cet organe merveilleux qu’est la voix , merci à Sylvie de nous l’avoir révélé, elle qui anime au travers de son association Mélodies A Do Ré et son site associé VocalEvent  , une troupe d’amateurs au travers des événements musicaux en tant que coach vocal .